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 Récupération depuis F-M-A

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Val
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MessageSujet: Récupération depuis F-M-A   Dim 24 Sep - 14:33

Eden a écrit:
Nom: Aucun en tant qu'homonculus

Prénom: Eden (même si pour l'instant il ne porte aucun nom)

Surnom: Ce n'est pas vraiment un surnom, mais du moins, c'est le nom que portait l'humain dont sa vie est issue: Len Zeos.

Age: 19 ans d'apparence. En réalité, quelques jours à peine. Eden vient tout juste d'avoir été créé.

Métier: Errant




Histoire: Raconter l"histoire d'Eden lui même serait fort peu intéressant, étant donné son (très) jeune âge... Du moins, ce n'est pas ici qu'il nous faut commencer. Avant toute chose, en tant qu'homonculus, Eden est le fruit d'une transmutation humaine ratée... Dans quelles circonstances cette transmutation humaine a t-elle été réalisée? Qui a t-on voulu ressuciter, et pourquoi? Autant d'élements qui sans appartenir au passé propre d'Eden lui sont lié directement...

Pour l'expliquer, il nous faut conter l'histoire de deux frères... Len et Eann Zeos. Qu'avaient-ils de particulier ces deux frères? Eh bien... pas grand chose en fait, si ce n'est qu'ils étaient jumeaux, physiquement identiques donc... et pourtant fort différents dans leurs choix d'avenir... Len et Eann nacquirent un beau jour de printemps, dans un village de belle taille - presque une ville en fait - situé entre Dublith et Rush Valley. Une famille modeste, une enfance calme, sans nuages... Dans un cadre stable, les jumeaux grandirent, s'instruirent... Et développèrent chacun leur passion. Tandis que Len était d'un tempérament doux, gentil, voire trop, Eann lui était beaucoup plus insolent, téméraire et ambitieux. Tandis que l'un se lançait dans la charité, l'autre s'intéressait aux arts martiaux. Tandis que l'un commençait à s'intéresser à la religion et à la médecine, l'autre se voyait déjà maître dans l'art du combat... Jamais ils ne s'intéressèrent ne serait-ce qu'un peu à l'alchimie... Il est ironique de voir de quelle manière elle les a rattrappés. Rapidement, le jeune Len entra dans les ordres, fort bien accueilli par l'église du village, manquant de jeunes têtes, et encore plus de jeunes têtes possèdant le coeur et la motivation de Len! Eann quant à lui commença à prendre des cours, et rapidement s'améliora, malgré les coups et les blessures nombreuses avec lesquelles il rentrait, le soir, et que son frère d'ailleurs soignait -lorsque sa petite amie Iriz ne l'avait pas fait-, toujours le sourire aux lèvres, malgré la répulsion qu'il éprouvait pour les joutes violentes auxquelles Eann s'adonnait... Dans tous les cas, ils menaient une vie paisible, et n'en étaient pas malheureux...

A 16 ans seulement donc, Len quittait la maison, pour recevoir une éducation religieuse en bonne et due forme. Il ne lui fallut que peu de temps pour faire parler de lui pour ses actions... A 17 ans, il recueillait même un jeune garçon de 9 ans, dont les parents avaient été tué par des brigands sur la route, et qui par miracle avait réussi à se trainer, à moitié mort, jusqu'au village... Partageant son unique chambre avec le gamin, gèrant sa santé, son avenir, et tout le reste, il n'avait pas tardé à se faire adorer de l'enfant... ce qui d'ailleurs était réciproque. Tout le monde dans le village appréciait, voire admirait Len... Sa bonté, sa maturité étaient connues, son jeune âge impressionnait. La relation entre Syn - car c'était le nom du jeune adopté - et lui était pourtant fort différente du sentiment de sympathie générale qui habitait le village... Len prit la place des parents perdus de Syn. Plus qu'un père encore, pour le jeune garçon, il était devenu un père et une mère à la fois... Cet attachement sans borne eut d'ailleurs des conséquences non négligeables par la suite...

Et tandis que le jeune Syn récupérait de son traumatisme, continuait sa formation d'alchimiste - la voie que ses parents avaient choisi pour lui avant de mourir, et qu'il comptait bien suivre - la vie continuait... Len gagnait en popularité, faisait la fierté de ses parents, accomplissait sa voie; Eann avait trouvé le bonheur avec Iriz, jeune villageoise sans histoire, et continuait de s'améliorer de jours en jours... A 19 ans, Len devenait déjà prêtre, chose tout de même peu commune étant donné son âge... C'est aussi à cette époque que les choses se gatèrent... Car pour en arriver à créer notre homonculus, il faut bien qu'elles se soient gâtées un jour! Sans crier gare, Eann tomba malade... De ce genre de maladie pernicieuse qui tout un temps se développe en silence, un jour vous agace légèrement à un endroit du corps, puis en quelques jours vous terrasse. En une semaine à peine, Eann, pourtant si énergique, dynamique et plein de vie, était mort. Ce fut bien sûr une tragédie sans précédents, qui abattit de tristesse les parents des jumeaux, et son frère aussi, quoi que son coeur n'était pas aussi pur que ce que d'aucun croyait... Mais pour Iriz, la jeune amie d'Eann, ce fut pire que tout. L'affliction était telle qu'elle en perdit la tête... Et chaque jour qu'elle voyait Len, figure encore vivante, et de trop ressemblante à son amour décedé, elle s'enfonçait plus encore dans les affres d'une folie dépressive perverse, et dangereuse... Bientôt, fuyant la douleur, elle transposa l'amour qu'elle portait encore à Eann sur son jumeau - ce n'était pas dur, ils se ressemblaient tant. Seul problème... Len était dans les ordres, et selon les traditions, de ce village du moins, n'avait par ce fait le droit d'entretenir une relation du genre de celle qu'Iriz désirait entretenir avec lui... Elle commença par se présenter plus souvent à lui... Puis par des gestes éloquents, des paroles sous-entendues, elle commença à l'aguicher... Puis à devenir insistante, très insistante, trop insistante... Len comprenait parfaitement ce qui se passait... Ce qui lui fendait le coeur. Déjà de voir la jeune femme dans l'état dans lequel où elle se trouvait, si éperdue qu'elle en venait à reporter ses sentiments sur lui, inconsidérement... Ensuite car lui même, ce qu'il cachait depuis des années, portait de véritables et sincères sentiments à l'égard de l'amie de feu son frère... Cependant il n'avait pas le droit. Cependant, même sans son voeu de chasteté, il ne pouvait pas trahir son frère. Cependant, il ne pouvait pas accepter l'amour d'une femme qui ne l'aimait pas lui, mais seulement son image, et un autre homme - même si cet homme était son jumeau - à travers lui... Autant qu'il put, mut par ses multiples raisons, il repoussa les avances d'Iriz... Ce qu'il n'avait pas vu, c'est que sa raison avait réellement succombé... Ce qu'il n'avait pas vu, c'est que cet amour transposé, et toujours repoussé, allait finir par devenir très dangereux pour lui... Alors c'était ainsi? Len ne voulait pas d'elle? Iriz allait lui montrer ce qu'il en coûtait de la repousser ainsi, elle qui l'aimait si tendrement... Il allait voir, oui... Et il regretterait. Si il ne pouvait lui appartenir, il n'appartiendrait à personne... Ni à l'ordre religieux, ni à ce jeune sot de Syn de qui il était si proche... Ni à personne oui.
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Val
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MessageSujet: Re: Récupération depuis F-M-A   Dim 24 Sep - 14:35

Eden a écrit:
Un soir, elle l'invita chez elle. Len aurait bien pu refuser, ce qu'il faisait souvent maintenant, prétextant son travail prenant... Cependant ce jour là il accepta, décidé à tirer les choses au clair, et à sortir la jeune demoiselle de l'erreur dans laquelle elle était plongée jusqu'au cou. Il sonna à la porte, elle lui ouvrit, le tirant par le bras sans même prendre le temps de le saluer pour l'obliger à rentrer... Comme si elle avait eu peur qu'il change d'avis au dernier moment, et qu'il prenne la fuite. Alors qu'il se retournait pour lui demander ce qu'elle avait, le cadenas de la porte d'entrée émettait déjà son petit "clic", signe qu'elle avait précipitamment fermé. D'un pas sec, ressemblant étrangement à celui d'un automate, elle se dirigea vers les seules fenêtres donnant sur le hall d'entrée, en ferma vivement les volets, puis fit volte-face, fixant Len l'air particulièrement hagard... Un air qui lui fit peur, d'ailleurs, alors qu'il commençait peu à peu à cerner le véritable problème, à deviner sous le comportement de la jeune femme un brin de quelque chose qui n'était pas conforme à la raison... Il voulut parler, mais déjà, ce qui le surprit, elle lui sautait littéralement dessus... Un pas en arrière pour éviter le contact... Mais inutile. Son dos cogna contre le mur, et bientôt, gêné et rougissant légèrement, il se retrouvait pris au piège de la jeune femme, lui coincé contre le mur, et elle dans ses bras... Elle n'avait jamais été jusque là, il ne pensait pas qu'elle le ferait. Ce fut elle qui brisa le silence:

"Len... Pourquoi est-ce que tu ne veux pas de moi? J'étais assez bien pour Eann... Et tu lui ressembles tellement..."

Doucement sa main se leva, frôla le visage du jeune prêtre, qui le regard plein d'une tristesse sincère la fixait... Inclinant sa tête il rompit le contact avec la main de la demoiselle, puis avec une douceur ferme la prit dans la sienne, l'éloigna de son visage... Son autre main se posa sur l'épaule d'Iriz, et éloignant leurs deux corps, il lui répondit d'une voix douce mais posée:

"Iriz... Te rends-tu seulement compte de ce que tu me demandes, et de ce qui te pousse à le faire?"

La jeune femme s'énerva... Tapant du pied, fermant étroitement les yeux, hystérique, elle le coupa presque:

"Arrête avec ça!! Ce ne sont que des excuses stupides! STUPIDES tu m'entends?!?!"

Et avant qu'il ne puisse réagir, scotché par la violence des réactions d'Iriz, elle se colla de nouveau à lui, plaça sa main autour de sa gorge, sensuellement, dans un geste dangereusement strangulatoire... Doucement elle approcha sa bouche de son oreille, puis y murmura quelques mots sifflants:

"Je te donne une dernière chance... Il te suffit de répondre par oui si tu acceptes finalement, ou par non si tu restes sur ta décision..."

Len ferma les yeux, soupira, sans penser pourtant à se dégager de l'étreinte d'Iriz, puis d'une voix posée, qui n'avait rien du chuintement précédent de la jeune femme, il répondit ainsi qu'elle le lui avait demandé...

"Non."

Quelques secondes de silence, lourdes... Iriz releva la tête ce jusqu'à pouvoir fixer le jeune homme dans les yeux... Puis un mouvement sec de la main... Main dans laquelle, cachée, elle avait gardé une arme... Un simple couteau de cuisine. La lame sans histoire se ficha dans l'estomac du jeune homme... De surprise et de douleur, Len écarquilla les yeux, puis eut un haut le coeur tant de souffrance que d'incrédulité... Doucement il baissa les yeux, et put voir entre lui et la jeune femme la lame assassine scintiller... Le fluide vital s'écoulait maintenant, peignait de rouge ses vêtements purs et blancs... Incapable de parler, il releva la tête, puis fixa Iriz dont le visage était maintenant déformé par une jouissance sadique, démente... Elle approcha son visage de celui du mourant... Puis alors qu'il ne pouvait se défendre, affaibli par la douleur et l'agonie déjà montante, posa ses lèvres sur les siennes, dans un baiser unique et ultime, qu'elle aura finalement réussit à soutirer... Plutôt que de mourir simplement, Len ne résista pas à ce dernier appel passionné... Durant quelques immortelles secondes, au bord de la mort sans doute lui même perdit-il la raison... Il hésita un instant... Faillit se reculer, refuser encore, jusqu'à la fin... Puis succombant à la tentation ses mains doucement rejoinrent le corps d'Iriz. Il répondit à son baiser, et elle à son étreinte... Puis nouveau haut le coeur. Il se décolla d'elle. Un filet de larmes aux coins de l'oeil, il regarda au plafond souffrant ses derniers instants; se laissa glisser contre le mur, doucement. Respiration saccadée, il n'eut le temps que de murmurer quelques mots difficiles à l'égard de tout ceux qu'en un court instant il était parvenu à trahir avant finalement de mourir.

La vie le quitta, et c'en fut fini des jumeaux... Le lendemain, on retrouva son corps. Il n'avait pas bougé, était resté contre le mur du hall d'entrée, le couteau dans l'estomac... Iriz fut elle aussi retrouvée morte, pendue à la rambarde de l'escalier... Il était assez facile de deviner ce qui c'était passé... Le meurtre puis le suicide. Nouvelle tristesse pour les parents, pour le village tout entier même... Et pour Syn qui pour la deuxième fois venait de perdre son père, et sa mère... On comprend ce qu'il ce sera passé par la suite. Syn, jeune alchimiste, rendu fou de douleur par la perte de son seul "parent". Quelques mois de perfectionnement, puis l'essai ultime, celui qui jamais n'avait abouti, et que lui, jeune fou prétentieux, comptait bien mettre en oeuvre pour ressuciter le prêtre... Dans la chambre de Len, où on lui avait permis de rester, nuit décisive, il le fit réellement... Le lendemain matin, on retrouva son corps amputé, baignant dans une flaque de sang, reposant sur un cercle de transmutation humaine dessiné à la craie.

C'est de cette suite de tragédies, donc, que naquit Eden, homonculus issu de cette tentative pour ressuciter Len.

Les premières sensations de l'homonculus naissant? L'égarement. La souffrance. Et la faim... Une faim terrible... Une faim de... de quoi exactement? La chose elle même ne le savait... Car oui, il n'était même pas il... Il était juste la chose... Une chose sans nom, sans passé... avait-elle un avenir seulement? Une chose qui pensait, qui alignait des mots en pensée sans savoir comment il était possible qu'elle les connaisse, elle qui n'avait jamais rien appris... Une chose aveugle, qui mouvait son corps informe et douloureux - si douloureux - sans but autre que... Cette faim terrible. Mais faim de quoi? Et elle qui ne voyait rien, elle se cognait, elle était solide, elle existait, et elle souffrait... Des marches, des murs, ses propres gémissements qu'elle entendait... Et cette sensation de fraicheur soudaine... L'extérieur? Le sol qui continuait de lui faire mal, les débris se coinçant dans les viscosités de son être gluant, imparfait, non achevé... A peine née la chose connaissait les affres d'un cauchemard qui semblait ne pas vouloir finir... Un coin sans bruit et isolé... Sans ses yeux, la chose l'avait trouvé... Là où le son ne parvenait pas bien. Là où le vent, ne faisait pas crier ses nerfs à vifs... Elle attendit sans but... Sans but et pourtant... Il lui fallait cette chose. Quelle chose? La chose n'en savait toujours rien, et si sa pensée n'était pas si primaire elle en serait devenue folle... Et elle attendit, pensant retourner au néant aussi vite qu'elle était apparue. Et elle survécut, comme si il était impossible pour elle de rendre son dernier soupir... Et elle attendit longtemps... Toute la nuit? Tout le jour? D'autres nuits et jours encore? Pas de notion du temps pour la chose... Elle ne savait pas. Elle savait juste qu'elle vivait. Et pourtant. Etait-ce de la chance? Les informations qui circulaient vite dans le pays? Ou bien juste une attirance, inexplicable, liant semblable à semblable... Autre chose finit par arriver. Des bruits de pas - comment la chose pouvait-elle savoir ce qu'étaient des bruits de pas?- et... quelqu'un s'arrêtant devant elle, se penchant, touchant sa chair frémissante de peur et de douleur... Une voix, des paroles qu'inexplicablement elle comprit.

"Sous une cage d'escalier bah voyons... T'es un peu imprudent comme gars toi non?"

L'individu avait bougé, et continué à voix plus basse, plus pour lui que pour la chose, qui avait tout de même entendu:

"Ou comme fille... A vrai dire l'imbécile qui t'as créé t'as tellement bien réussi qu'on y voit pas grand chose..."

Un soupir, et sa main avait pris son ébauche de menton, le relevant... Comment la chose savait-elle qu'elle possédait un menton? Encore un autre mystère... Et elle n'y voyait toujours rien, tandis que l'autre s'activait...

"T'as de la chance que je sois arrivé à temps, si quelqu'un d'autre t'avait trouvé dans cet état, je n'aurais pas donné cher de ta foutue peau... Même si t'en as pas, bon ok."

Et la main de l'autre c'était rapprochée de son ébauche de bouche, y insérant quelque chose... Quelque chose de dur, mais quelque chose de... La chose l'avala, et se sentit tout de suite mieux, rien qu'un peu, mais mieux... Et il sut. C'était de ça dont il avait faim! Faim de soulagement, faim de finition... Ce que lui donnait ce petit objet... Un deuxième, un troisième... Et il commença à voir... Un brouilllard vague, et l'individu qui lui mettait une nouvelle chose, rouge, dans la bouche... Et son corps craquait en tout sens... Ca faisait mal, mais ça faisait du bien aussi. C'était bénéfique. C'était constructif... Il se sentait se mettre en place, doucement... Et il sentait quelque chose monter, une envie étrange et difficilement controlable... Pourtant il ne pouvait lui prêter attention. Il ne savait toujours pas ce qu'il était, et il se sentait encore trop mal et imparfait... L'autre en attendant se réjouissait, un sourire - il le voyait maintenant - aux lèvres.

"Eh ben voilà... Une chance que tu sois rapide à assimiler... Môssieur est déjà bien plus reluisant comme ça... Bon c'est pas encore top, mais on arrangera ça plus tard. Allez amène toi avant que quelqu'un n'arrive."

L'individu l'avait aidé, et pour la première fois il s'était dressé, sur ses deux jambes, redevenu aveugle car trop faible pour garder les yeux ouverts... Ils avaient marché en silence sans qu'il ne comprenne ce qu'il se passait... Sans qu'il ai la présence d'esprit de se demander ce qu'il lui arrivait... Il y avait eu un bruit de porte, puis il avait du monter dans quelque chose... Et la dite chose c'était mise à bouger, à l'entrainer ailleurs, tandis que les pierres rouges affluaient dans sa bouche... ce jusqu'à ce qu'il se sente complet, compact et entier... Il avait alors ouvert les yeux, voyant clairement pour la première fois vraiment... Puis fort de trop d'émotions, il avait perdu connaissance...

Un tissu sur son corps nu, et l'autre l'avait sorti du véhicule, entrainé jusqu'à l'auberge, et avait commandé une chambre, juste pour lui... Peut-être passa t-il beaucoup de temps allongé, avalant la pierre rouge encore et toujours, améliorant son image tout comme son état de santé... Durant tout ce temps il n'était resté qu'à moitié conscient, sans aucune notion du temps, encore, juste avide de régénération... Puis ce fut réellement terminé, un jour... Ou quelques heures après? Plusieurs semaines après? Il n'en savait rien... Dans tout les cas, l'individu avait fait ce qu'il avait à faire, et aidé l'autre homonculus de manière à ce que seul, il puisse s'en sortir... Maintenant, les explications et le reste, il n'aurait qu'à les trouver lui même, il ne voulait pas du fardeau que représentait la prise en charge du nouvel homonculus... Il partit donc sans demander son reste, après avoir mis l'homonculus en condition...

Le lendemain, quand il s'éveilla, il était dans un lit, et il était vêtu. Son corps avait acquit une forme stable et correcte... normale. Bien qu'il ne sut comment il pouvait savoir ce qu'était la normalité dans ce monde au sein duquel il était nouveau né. Lorsqu'il quitta l'auberge, ce fut sans but, mu seulement par une certaine curiosité, et par... eh bien! Il avait des jambes, il pouvait bouger, n'était-ce pas une très bonne raison de le faire? Le péché de luxure toujours latent en lui, être neuf, sans nom, se contentant de vivre et de voir ce qui lui arriverait, du moins pour le moment, il partit... Et erre maintenant, curieux de tout, encore enfant, dans la ville dans laquelle pourvu du minimum vital on l'a abandonné.




Description physique: Eden a l'allure d'un jeune homme assez grand, svelte, gracile, fluet... sans pour autant ressembler à un haricot vert, c'est à noter. L'humain dont il a hérité le physique avait la peau pâle... Mais lui c'est encore pire. Son teint extrèmement blanc pourrait lui donner une allure cadavérique si il n'était pas si doux... diaphane et agréable à regarder. Peau douce et claire qu'on attribuerait bien plus facilement à celle d'une jeune fille, il est vrai... Et un peu de même pour son visage fin, grâcieux, délicat... et magnifique, oui. Un visage qui pourtant, la plupart du temps reste impassible - du moins le restera lorsque finalement habitué à vivre la curiosité l'aura quitté. Un visage qui si pur d'apparence pourra prendre des expressions fort éloquentes, voire inquiétantes, lorsque, lascif et prédateur, le péché en lui reprendra le dessus... Une bouche fine respirant pourtant la sensualité, deux grands yeux d'or parfois doux, atones, au milieu d'un visage flegmatique, parfois confiants et emplis d'une malice sombre, associé à une expression pleine de brutalité salace, à un sourire carnassier... Selon son degré "d'activation", ce qui ressort de lui peut changer du tout au tout, en effet... de la douceur imperturbable à l'hostile volupté, en passant par un entre deux doux, passivement sensuel. Pour un seul corps Eden pourrait sembler abriter trois esprits différents, mais n'est pourtant qu'une seule et même personne, au comportement changeant jusqu'à marquer son physique... Ses cheveux doux, soyeux et blancs, lui arrivent environ au bas de la nuque, et indisciplinés viennent chatouiller, mèches par mèches, son cou gracile, son visage, ses tempes... En tant qu'homonculus, Eden porte evidemment la marque d'Ouroboros, qui pour sa part se trouve sur son épaule gauche, entre bras et omoplate. Ses vêtements, enfin, que son mystérieux sauveur lui a grâcieusement offert avant de l'abandonner à sa vie nouvelle... Un pantalon noir et simple, lui seyant pourtant à merveille, des chaussures de cuir noir tout aussi simples, une chemise blanche enfin, surmontée d'une veste de coton noire, gardée ouverte, dont les pans lui tombent jusqu'à mi-cuisses, et dont les manches un peu trop grandes cachent partiellement ses mains... Ce qui lui va pourtant à merveille. Dernière chose. Il faut maintenant parler de sa voix... Voix de ténor léger, suave, terriblement charmante, qui lorsqu'il est entièrement activé est pleine d'une mélancolie lente et lascive, détachée, pourtant un soupçon malicieuse, au fond... mais pleine d'une malice morne. Losque plongé dans cet état d'esprit, Eden parle d'une voix posée, à peine levée, à peine audible, mais terriblement sensuelle... Même lorsque ses actions se font violentes.
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MessageSujet: Re: Récupération depuis F-M-A   Dim 24 Sep - 14:35

Eden a écrit:
Caractère: En premier lieu, il faut signaler qu'Eden est un homonculus particulièrement instable... Plutôt que d'être toujours aveuglé par son péché propre, la luxure, il le garde en lui caché, latent, passant sans transition d'une phase d'activation totale ou partielle à une phase de désactivation donnant à voir ce qu'on pourrait considérer comme son véritable caractère... C'est un peu, donc, comme si il possédait trois personnalités, que l'on pourrait décrire selon la phase observée: désactivé, activé partiellement ou activé. N'ayant pas d'âme, Eden n'a pour ainsi dire aucun sens moral, même si il n'est pas dépourvu de sentiments... Instable et imprévisible, malgré ce qu'on pourrait croire à première vue (surtout pour le moment qu'il vient de naitre et n'est donc pas tout à fait complet psychologiquement parlant) il peut être dangereux... Mais plutôt que de le décrire de manière générale, mieux vaut diviser en trois, voire en quatre en commençant par son actuel et provisoire état psychologique:

Actuellement: Venant à peine de voir le jour, Eden ne connait quasiment rien à la vie, malgré tout ce que de façon inné il connait... Il sait parler en effet, il connait un minimum de choses, l'utilité de certains objets... Mais pas de tous. Peut-être est-ce parce que l'humain qui l'a créé était bien trop peu expérimenté pour espérer réaliser une transmutation humaine, même ratée, correcte, mais Eden a encore beaucoup de lacunes... Des trous dans son vocabulaire, une candeur et une naiveté assez spectaculaires... Discerner dans les expressions des autres une signification, un sentiment, il ne le peut que difficilement - déjà que ne possèdant pas d'âme il est plutôt limité à ce niveau. Savoir comment fonctionne le monde, à quoi peuvent bien servir les espèces de ronds de métal glissés dans sa poche par exemple, ou savoir ce qu'on attend de lui si on lui tend une poignée de main... Beaucoup de ce genre de choses sont encore pour lui a acquérir, ce que curieux de tout pour le moment, sauf peut-être de lui même et de sa condition de chose nouvelle venue d'à peu près nulle part, il s'active à faire. Bien peu loquace, plutôt passif, Eden pourra sembler bizarre, pour quelqu'un n'ayant connaissance de ses antécédants. Petit à petit et alors que sa connaissance du monde se complètera, il risque fort de passer à d'autres types de préoccupations, et de perdre sa curiosité, de se renfermer sur lui même... Ce qui donnera Eden en mode désactivé. D'un autre côté ce n'est pas parce qu'Eden vient de naitre qu'il ne peut pas s'activer... Il le peut tout à fait, mais sans comprendre ce qui lui arrive, bien évidemment.

Désactivé: Taciturne, renfermé, flegmatique et désabusé... Voilà l'image que rend le comportement d'Eden. En effet, il l'est un peu tout cela... Mais pourtant pas tout à fait. Dénué de sens moral il se fiche en effet pas mal des autres, et le leur fait comprendre, bien qu'involontairement, en agissant de manière aussi détachée qu'il le fait... Il n'apprécie pas de faire du mal, mais cela ne le gêne pas non plus... Il le fait si quelqu'un le gêne, pas si il n'a aucune raison... Quelques fois il essaie même de faire bien, maladroitement bien souvent, pour voir ce que ça fait, pour essayer de comprendre... Il n'est ni gentil, ni mauvais... Il est juste désespérément neutre. Il voudrait bien savoir ce que ça fait que de s'attacher aux autres de manière... autre que de celle dont il s'attache à eux quand cette espèce d'envie furieuse le prend, modifie jusqu'à son comportement et sa pensée... Il essaie, même, mais il n'y arrive pas... Est-ce parce qu'il n'est pas humain? Sans doute... Mais il ne l'accepte pas. Si il ressent quelque chose, outre la contrarieté précedemment citée, c'est sans doute la timidité... Un espoir de voir un jour naitre la moralité en son coeur de pierre? Une certaine honte d'être là, chose absurde, golem pensant mais ne ressentant que des choses basiques, primaires ou bestiales... Et il a honte de son comportement lorsque soudain il s'active, il a peur même de s'activer, car il ne peut pas se contrôler... Quoi que certaines fois il souhaiterait s'activer partiellement, pour ressentir ce doux plaisir dont il est complètement privé lorsque désactivé... Il voudrait certes bien savoir d'où il vient, et ce qu'il est exactement, car il ne sait vraiment rien... Lorsqu'il apprend quelque chose qu'il ne connait pas encore, sa naiveté, sa candeur, sa curiosité peuvent revenir soudainement, remonter et dépasser la désillusion... Et il continue de vivre sans véritable but si ce n'est celui de savoir, et celui de comprendre les humains... et encore, désirs vagues oui, mais de là à appeller ça des buts... Il vit simplement, puisqu'il est vivant... c'est bien la chose à faire, non?

Activé partiellement: c'est peut-être la forme d'Eden qui pourrait sembler la plus humaine... Entre deux, ni taciturne ni franchement pervers, l'Eden partiellement activé perdra quelque peu son côté froid et désinteressé... Etrangement, il semble comme revenir un peu en enfance... Toujours peu loquace, mais soudain... affectueux? De nouveau naif, de nouveau candide, de nouveau il ne se pose plus trop de questions... Ne recherchant que... de l'affection? Ah, oui... Il lui est impossible d'aimer autrement que... physiquement, il est vrai, il est vrai... N'empêche que sous cette forme, il pourrait presque faire croire le contraire... tant à lui qu'aux autres. Un peu moins timide mais timide quand même, passif, doux et disposé à la docilité... Sous cette forme revenir à la désactivation ne lui fait pas du tout peur... Par contre, se sentir passer en mode activé l'effraie considérablement, eh bien plus que sous sa forme désactivée... L'air de rien, activé partiellement, et même si il ne possède pas d'âme, Eden est plus émotif que jamais...

Activé: A ce stade, cotoyer Eden devient dangereux... Complètement abusé par la luxure, c'est en grand pervers qu'il recherchera les plaisirs charnels... Sa timidité? Complètement disparue... Tout comme sa tendance à peu parler. Eden a sous cette forme la langue bien pendue, que ce soit pour provoquer ou pour séduire. Quelque peu m'as-tu vu, débauché, mais toujours aussi peu humain, c'est avec un plaisir jouissif qu'il se moquera, caustique, des autres, les méprisant même, puisque ceux-ci ne font partie de sa personne, les utilisant comme si ils n'étaient là que pour lui servir... De neutre et impassible, il en vient parfois à perdre l'esprit pour de bon, entrainé, emporté par une sorte de folie violente, devenant vite sadique, prenant plaisir à blesser, à faire mal... Heureusement cela n'arrive pas trop souvent. Et jamais il ne reste en phase activée bien longtemps, si cela peut vous rassurer... Sous cette forme, il se fiche pas mal de n'être pas humain, et d'avoir des cases manquantes dans son casier "émotivité". Il prend un plaisir égoiste à profiter de ceux qui l'entourent, ce qui lui convient parfaitement... Il méprise ses deux autres états, appréhendant le moment ou il perdra sa folie douce, et sa vision des choses quelque peu... singulière, sâchant qu'en plus de cela il regrettera tout ce qu'il aura fait sous sa forme activée.




Aime: Désactivé, pas grand chose... Il est assez indifférent à tout, autant à ce qu'on peut lui dire qu'à ce qu'il peut voir, entendre... et etc. Il le regrette mais ne prend plaisir à rien, comme si son coeur était mort... C'est surtout son âme qu'il n'a pas. Sous ses deux autres formes, il y a les plaisirs charnels, oui... Deux manières de les apprécier, et il ne s'en prive pas, quand il peut. Sous la dernière forme, il apprécie de dominer, et se moquer méchamment, c'est un fait... Peut même jusqu'à aimer voire adorer blesser, plus que mentalement, physiquement.




N'aime pas: De même, il n'y a pas grand chose qu'Eden n'apprécie pas... Si ce n'est, lorsqu'il est désactivé, sa propre insensibilité, qu'il regrette... Et le fait de ne rien savoir sur sa propre personne. Lorsqu'il est activé à moitié, c'est la solitude qu'il déteste le plus, le fait d'être rejeté, aussi. Enfin lorsqu'activé complètement, il ne supporte pas de se laisser marcher sur les pieds, ni de se laisser insulter.. etc. Sous cette dernière forme, il s'enflamme vite pour un rien... Sous toutes ses formes, naturellement, et bien qu'il ne se l'explique pas, Eden déteste l'eau... Plus que son esprit, c'est son corps, son instinct qui le pousse à éviter d'être mouillé, et à s'essuyer aussi vite que possible quand malencontreusement cela arrive...




Autre: En tant qu'homonculus, Eden possède un pouvoir propre. Le sien est de pouvoir se rendre invisible suivant certaines contraintes... En effet, en contact avec de l'eau, son pouvoir est comme court-circuité, et Eden réapparait... Sous la pluie il lui est donc impossible de disparaitre, ainsi que sous l'eau... Il doit faire attention aux flaques, et au possible éviter de dévoiler sa faiblesse... Bref. Pour le moment, Eden lui même n'a connaissance de son pouvoir, il est donc loin d'essayer d'en cacher les failles...
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MessageSujet: Re: Récupération depuis F-M-A   Dim 24 Sep - 14:35

Alexya a écrit:
Nom: Ehler

Prénom: Alexya

Age: 17 ans

Métier: Vagabond/ Aspirant alchimiste d'état




Histoire: Alexya naquit dans une petite ville, plutôt isolée, à peine plus grande qu'un village, à vrai dire... Sa famille n'avait rien de très spécial. Sa mère et son père tenaient une orfèvrerie plutôt connue dans la région pour ses bijoux, très appréciés pour leur originalité, pour la qualité de leur réalisation, le tout pour des prix accessibles. Alexya était leur premier enfant... et malheureusement, c'est avec une grave faiblesse au coeur que le jeune garçon vint au monde; ce qui fut rapidement remarqué par le médecin de la ville, lors du tout premier examen médical -loin d'être le dernier- qu'il eut à subir. Au tout début, on estima qu'il ne pourrait dépasser quelques mois, néanmoins et peu à peu suivant sa croissance, sa structure cardiaque se renforça assez pour lui permettre de vivre plus longtemps... Quelques années plus tard, le diagnostique final fut annoncé: l'enfant atteindrait l'âge adulte, mais ne dépasserait pas les 25 ans, son coeur défaillant ne lui permettant pas d'aspirer à une vie plus longue. Chose qui était à redouter, les parents sâchant la santé de leur enfant si fragile, le sâchant voué à une mort prématurée, risquant de le devenir plus encore si on ne faisait pas attention, devinrent surprotecteurs... très suprotecteurs... TROP surprotecteurs. Alexya fut indépendamment de sa volonté cloitré à la maison. En effet... Ainsi ne risquait-il pas de tomber sur un imprévu susceptible d'engendrer chez lui d'innopportuns problèmes cardiaques... Mais était-ce réellement une bonne chose? Pas selon le médecin... Selon Alexya non plus d'ailleurs. Mais quoi que quiconque dise, cela ne servit à rien... Du moment que c'était dans leurs moyens, que cela ne risquait pas de nuir à sa santé, les parents d'Alexya lui accordaient tout... Le gâtaient à outrance, pensant sans doute lui rendre ainsi la vie plus agréable... Mais rien n'y pu faire. Il n'était pas de ce genre de personnes pour qui telle chose fut convenable ou supportable. Si Alexya s'accomoda de ce mode de vie durant ses toutes premières années, arrivé à l'âge de cinq ans, il commença à franchement s'embêter... et à aspirer à autre chose. Quels étaient ces rires d'enfants, dehors? Ces pas précipités, toute cette agitation qui parvenait à ses oreilles, et qui lui semblait si étrangère au calme perpétuel de la chambre dans laquelle il avait passé la plus grande partie de sa vie d'enfant... Les jouets, les livres... C'était bien beau, au début. Mais ça ne changeait pas grand chose à sa réalité: il était tout simplement enfermé... Il commença par jalouser ces autres comme lui qui avaient le droit de sortir, qui pouvaient jouer à plusieurs... Pourquoi ne pouvait-il pas les rejoindre? Pourquoi ne pouvait-il pas faire pareil? Puis petit à petit, sa pensée mûrissant, d'autre choses vinrent le troubler, jusqu'à le rendre foncièrement malheureux, forcé par ses parents à vivre dans l'ombre, devant chaque jour supporter leur pitié, leur condescendance... leur amour étouffant? Jamais il ne leur en dit un mot. Il n'était pas du genre à parler... Puis ça n'y aurait rien changé. Quant à eux, si ils voyaient que leur fils n'avait pas l'air épanoui, ils se bouchaient tout simplement les yeux... Alexya aurait voulu avoir une vie normale, même si raccourcie. Il ne voulait pas rester faible, inutile, assisté. Il voulait apprendre des choses... Il voulait qu'on le connaisse! Qu'on le voit! Qu'on fasse attention à lui non pas parce qu'il était malade, mais parce qu'il agissait par lui même! Certes il était douloureux de savoir qu'à sa naissance, injustement, on ne lui avait accordé qu'un quart de vie... Autant alors ne pas mourir piteusement, méconnu, vermine parmi la vermine... Autant faire en sortes que sa vie aie une signification. Eh oui... Alexya pensait à cela qu'il n'avait pas huit ans. Par la force des choses, il était un enfant très mature... Ce qui est dur à croire quand on le voit maintenant.

Tout changea relativement brusquement à vrai dire... Comment exactement? Eh bien assez simplement... Alexya, huit ans, prêt à craquer à force de vivre les quelques années qui lui ont été accordées sur Terre en cage, coupé de tout contact autre que celui de ses parents ou du docteur. Un soir d'été, chaud, lourd; un ciel étouffant sous les nuages d'encre, et l'orage menaçant finissant par éclater... Un voyageur pris malencontreusement dans la tourmente, et, raisonnable, se décidant à demander l'hospitalité dans ce petit bourg, là-bas, se dessinant contre l'horizon fulminant. Hasard parmi tant d'autre, ce fut à la porte des Ehler que le voyageur piegé frappa. Qui pouvait-ce être à cette heure? Le docteur? Certainement pas. On ne l'avait pas demandé, déjà... Mais qui alors? Tous étaient prévenus... Personne ne devait venir les voir à la maison. Il n'étaient disponibles qu'à l'atelier. Rien ne devait troubler la tranquilité de leur fils, après tout... Prudemment ils ouvrirent la porte. Et le voyageur expliqua sa situation... Les parents d'Alexya auraient certainement pu lui dire d'aller voir ailleurs, ce n'était pas les hôtes qui manquaient dans la petite ville... Mais voilà. Ils n'étaient pas comme ça. Peut-être étaient ils maladroits, ça ne les empêchait pas d'avoir bon coeur. Alexya voulu voir. C'était la première fois que quelqu'un venait ici qui n'était pas le docteur! Il voulait faire sa connaissance! Il voulait lui parler! C'était sans doute un peu trop demander... Car soucieux de ne pas déranger la vie quotidienne de son fils, le père d'Alexya le porta jusqu'à sa chambre sans lui demander son avis, et l'y barricada, avant d'accueillir le voyageur... Dans les cris et les coups contre la porte qu'Alexya n'hésita pas, comme un forcené à émettre... Il voulait sortir! Il voulait voir l'invité! Pour une fois qu'il y avait un "autre" chez eux... Ses parents furent sans doute très surpris: Alexya toujours si calme qui piquait une crise? Ca tenait de l'incroyable... Puis! Mais il allait se faire du mal à s'énerver comme ça! Perturbés, ne sâchant que faire, les parents commencèrent par trouver une excuse à faire avaler à l'étranger... Leur fils était un peu difficile, voilà tout, il ne fallait pas y faire attention... Comment auraient-ils pu savoir que pour Alexya, ce visiteur qu'on lui interdisait de voir était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase? Les cris se calmèrent rapidement et chacun d'aller se coucher, à l'abris de la pluie et du tonnerre... Pourtant le voyageur n'avait pas été dupe. Ce n'étaient pas ces affaires, mais il s'inquiétait pour l'enfant... Il attendit assez pour être assuré ou presque qu'on ne le surprendrait pas, puis il se releva... s'approcha de la porte derrière laquelle Alexya se trouvait... avant d'utiliser l'alchimie, de manière à libérer l'entrée. Il s'engouffra dans la petite chambre, et pu ainsi rentrer en contact avec Alexya. Alexya qui pour sa part ne dormait pas. Qui continuait de pleurer, effondré contre le mur; qui voulait le voir au point de s'énerver comme un animal contre la porte qui le retenait. Qui n'en pouvait plus d'être seul, entouré des trois mêmes personnes, à longueur de journée. L'alchimiste s'agenouilla, posa une main sur l'épaule d'Alexya, ce avant de lui demander d'une voix basse, apaisante:

"Qu'est-ce qui ne va pas gamin? Tes parents avaient pas l'air très nets tout à l'heure à ton sujet... Ils ne te battent pas au moins?"

Une inspiration, un bruissement de tissu, signe que le visiteur s'agitait, un mouvement de tête et un regard insistant. Il l'observait. Il cherchait les traces de coup sur son visage, sur ses mains... ses bras... Mais il n'y en avait pas. Alexya n'était pas battu. Ce qu'il s'empressa de faire savoir à l'homme en secouant vivement la tête de gauche à droite. Puis il le regarda droit dans les yeux. Intensément. Dans la pénombre, le silence oppressant, à peine coupé par quelques furtifs crissements, émis par les cigales des champs entourant la petite ville, le regard que lançait Alexya au voyageur avait de quoi impressionner... Détresse totale, fascination presque surréaliste, un brin de folie dans la brillance étrange de ses yeux d'enfant, brillance que la douce lumière lunaire refletée dans l'humidité de ses pleurs naissant accentuait. L'homme eut un subtil mouvement de recul, se demandant ce qui pouvait bien se passer dans l'esprit du gamin... Puis Alexya lui tomba littéralement dans les bras, sans aucune méfiance, avant de lui expliquer, d'une voix entrecoupée de sanglots, sa situation. Ce fut la première personne à qui il dévoila l'intégralité de ses états d'âme... et ce fut sans doute la dernière. Sa maladie... Sa peur, mais aussi frustration... Son désir de vivre vraiment avant de quitter ce monde... Enfin quelques minutes de silence, seulement coupé des pleurs de l'enfant. Que faire lorsqu'un gamin n'ayant même pas atteint sa première décenie se mettait à vous raconter des trucs de ce genre, complètement éploré? Pas grand chose de spontané... Du moins pour le quadragénaire en vadrouille, qui venait, il le sentait, de s'empêtrer dans une histoire qui risquait de faire quelques remous. Celui-ci réagit finalement après mûre réflexion, sècha les larmes d'Alexya, avant de lui dire simplement:

"Je vois... Ecoute. Je parlerai à tes vieux demain matin avant de partir, d'accord?"

Quelques secondes de battement. Alexya renifla légèrement, puis secoua la tête, affirmativement... Enfin il la releva lentement dans l'idée de regarder l'homme une nouvelle fois... Cela dit sa vision s'arrêta plus bas. Sur la porte d'entrée, qui arborait, mystérieusement, une ouverture en son sein qui n'avait aucun lieu d'y être... La porte n'avait pas été défoncée. Il n'y avait pas eu d'explosion (dans le cas contraire les parents d'Alexya auraient vite été alertés...) Comment cela était-il possible? Deux grands yeux fixés sur la chose puis, sur un ton toujours faible, mais reflétant sa surprise:

"Comment... avez vous fait ...ça?"

Le changement de sujet avait été soudain... Mais selon le voyageur, autant égayer Alexya autant qu'il le pouvait... Regagnant le sourire il lui expliqua donc:

"Ah ça... C'est de l'alchimie. Tes parents ne t'en ont jamais parlé?
- De l'alchimie? ... Non... Jamais.
- Ah. Eh bien. Je vais t'expliquer si tu veux bien."

Un bref hochement de tête, neutre et n'exprimant pas grand chose... Restait juste vivace la fascination constante d'Alexya. L'homme commença donc ses explications. Le principe de base de l'alchimie, la matière, le principe de l'équivalence... Tant de notions pouvant sembler bien complexes, difficiles à assimiler énoncées si rapidement à un enfant de 8 ans... Notions qu'Alexya compris pourtant plus ou moins grossièrement, son intérêt pour le sujet grandissant peu à peu... Après tout, c'était la première fois qu'on lui parlait du monde et de ce qu'il s'y faisait. Vint le temps de la démonstration. Un cercle au sol tracé à la craie, un mouchoir posé en son centre... Les mains de l'homme se posant contre le tracé, une lumière vive... Le mouchoir avait disparu. A sa place trônait une petite poupée de chiffon. Le tour était simple, mais il avait fait son effet. Poir la première fois depuis bien longtemps, sur le visage d'Alexya naquit une expression heureuse... l'esquisse d'un sourire, tout d'abord, puis le sourire tout entier, emerveillé, accompagné d'une exclamation d'enthousiasme. Devant cette preuve d'intérêt, l'alchimiste sourit.

"Faites le encore une fois! S'il vous plait!
- Non mon garçon... Tu sais, l'air de rien l'alchimie n'est pas un jeu. Ce n'est pas quelque chose avec laquelle on plaisante. Ca peut être très dangereux..."

Quelques instants de silence. Lourds. Quelque chose dans l'esprit d'Alexya qui se mettait en place... Enfin il avait trouvé quelque chose qui attisait son intérêt! Quelque chose qui n'avait rien à voir avec sa maison, qui venait de l'extérieur! Quelque chose... à apprendre?

"S'il vous plait... S'il vous plait! Je ne veux pas rester ici! Je veux apprendre à faire pareil! Dites, je peux partir avec vous? J'en ai marre! J'en ai marre d'être ici... Apprenez moi s'il vous plait!"

Silence encore. Un regard sombre et lourd de signification passant de l'adulte à l'enfant... Ce n'était pas exactement comme si il venait de formuler un caprice, non... C'était un peu plus que cela.

"Moi, c'est impossible... Sans compter qu'il y a bien d'autres choses que tu pourrais apprendre, et des moins délicates, qui peut-être t'interesseraient plus. Et tu sais l'air de rien tes parents se fairaient de la bile... Je vais leur parler de ça aussi, demain..."

Alexya ferma les yeux, étroitement, secoua la tête, puis criant presque:

"Non! Non non non non non!! Ils ne voudront jamais... Je ne peux rien faire..."

Une main sur la tête d'Alexya, lui ébouriffant les cheveux.

"Pas d'inquiètudes, je te lâcherai pas avant d'avoir obtenu ce que je veux... Bon. Tu sais quoi? Maintenant tu vas aller dormir, parce qu'il est tard hm? Moi aussi, et on voit ça demain? Ok?"

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MessageSujet: Re: Récupération depuis F-M-A   Dim 24 Sep - 14:36

Alexya a écrit:
Alexya hésita un moment... Puis devant l'assurance des propos de l'invité, malgré ses doutes, consentit. L'alchimiste se retira, rendit à la porte son apparence première, puis retourna se coucher... Et ainsi arriva le lendemain. Comme promis, le voyageur s'impliqua... A la grande surprise des parents qui ne finirent par comprendre comment l'individu avait pu prendre contact avec leur fils que lorsqu'il leur toucha mot de l'alchimie... Ils faillirent le mettre à la porte sans plus de manières, mais bien heureusement, il savait quoi leur dire... Et de leur expliquer clairement le point de vue de leur fils, de leur mettre leurs erreurs sous le nez, il finit par les faire changer un peu d'avis... Lui faire prendre des cours? Soit... Si c'était ce qu'Alexya voulait. Si cela pouvait le rendre plus heureux qu'il ne l'était actuellement... Mais tout devrait se passer ici, à domicile. Pas question pour Alexya de quitter la maison... Après tout on y pouvait rien... résigné, Alexya consentit. C'était déjà mieux que rien... Après le départ de ce voyageur qui avait été plus qu'une simple rencontre (même si jamais il ne donna ne serait-ce que son nom aux parents ou au garçon), on proposa nombre de disciplines à Alexya... Alexya qui n'en démordit pas. L'alchimie était la première chose le reliant à l'extérieur dont on lui avait parlé, c'était ça, et strictement ça qu'il voulait apprendre. C'était devenu une véritable obsession... On le lui accorda. Les parents, qui sans rouler sur l'or avaient tout de même une situation confortable financièrement parlant, payèrent la personne la plus apte de la ville pour dispenser des cours particuliers, à domicile, à leur fils. C'était un alchimiste assez humble, mais qui cela dit possédait assez de connaissances pour enseigner correctement ce qu'il y avait à enseigner. Ainsi commença l'initiation d'Alexya, élément clé, déterminant. Un cours par semaine tout d'abord... Puis plus, alors qu'un lien certain se tissait entre maître et élève... Alors que l'ainé décelait chez Alexya un certain don en la matière, l'incitant à renforcer son apprentissage... Ce jusqu'à ce qu'il n'aie plus rien à lui apprendre qu'Alexya ne devait trouver par lui même, si court soit le temps qui lui était imparti pour ce faire. A 13 ans, ce fut fini. Et après?

Et après... eh bien les opinions divergaient. Alexya ne demandait plus qu'à partir de chez lui. A continuer d'apprendre, sur le terrain. A voir du monde, à être reconnu... Ses parents eux ne voulaient bien sûr toujours pas le laisser sortir. Ce qui se solda par de nombreuses disputes, sans aucun résultat... Un an plus tard, il avait alors 14 ans, il se décida à fuguer. Ses parents ne voulaient pas le laisser aller? Soit. Il n'avait pas besoin d'eux pour sortir. Ainsi que l'alchimiste l'avait fait quelques années plus tôt, il attendit la nuit... Puis franchit les portes closes. Sans aucun remord, il quitta la ville, et ses parents. Avant que sa vie ne lui échappe, il voulait voir le monde, il voulait vivre dans la réalité, et s'était aussi fixé pendant qu'il y était le but de devenir alchimiste d'état... Etre enfin reconnu, se prouver sa propre valeur, et laisser une trace dans les annales... Depuis, jamais Alexya n'est retourné chez lui. Depuis ces trois ans, il vit tel un vagabond, améliorant autant que possible ses connaissance en alchimie, les mettant au service d'autrui (gratuitement ou pas... Il faut bien se nourrir), s'en servant aussi de temps à autre pour palier à son manque d'endurance physique (autant ne pas s'ôter quelques années à vivre supplémentaires inutilement...) dans les divers petits boulots qu'il peut dégotter pour éviter de tomber à sec... Il leur montrera, à tous, ce dont il est capable... Il leur montrera que ce n'est pas parce qu'on nait avec un organisme défaillant qu'on ne peut pas aspirer à une vie normale, qu'on ne peut pas se permettre d'avoir des ambitions. En attendant, il espère simplement que ses parents ne le recherchent pas... Tant qu'ils souhaiteront le préserver en le mettant "sous cloche", il ne veut certainement pas les revoir...




Description physique: Alexya est un jeune homme de 17 ans, mince et svelte, mesurant quelques 1m67, plutôt gâté par la nature du point de vue physique (beaucoup moins sur d'autres points...). La plupart de s'accorder sur la beauté de son visage androgyne, visage ovale, aux traits fins et harmonieux, dégageant quand il ne fait pas le pitre une douceur qui semble, extérieurement, ne pas très bien correspondre à son caractère. Ses yeux sont d'une belle couleur turquoise, ses cheveux, souples et longs jusqu'à 10 ou 15 centimètres au dessous de ses épaules, sont d'un violet doux, qui sans être trop pâle garde un petit quelque chose de lacté. La plupart du temps, il garde ses cheveux attachés en une queue de cheval lâche, laissant bien souvent s'échapper quelques mèches. Sa mauvaise santé ne lui permettant que peu d'efforts, et malgré ses tendances à la fanfaronade, Alexya reste plutôt faible physiquement parlant. Il est souvent vêtu d'un pantalon noir, simple mais élégant, ainsi que d'une chemise de coton grise rigide, simple elle aussi, mais élégante de même. A ses pieds, ni plus ni moins que des chaussures de cuir noir. Enfin au dessus de tout cela, vêtement un peu moins discret: un manteau long, cachant partiellement ses mains, tombant quasiment jusqu'au sol... Manteau de couleur turquoise, rappellant la teinte de ses yeux, et n'étant pas spécialement passe-partout il faut l'avouer... Mais attirer l'attention n'est pas un problème pour Alexya. Après toutes ces années passées dans l'ombre et l'insignifiance, il ne demande pas mieux...




Caractère: Depuis sa fugue, le caractère d'Alexya a changé assez nettement... Il s'est extraverti... un peu trop, ou mal peut-être? Sa tendance toute neuve à la vantardise, à la prétention; son envie de se faire remarquer s'expliquent facilement par toutes les années passées à ruminer sur sa condition... Cela dit pour quelqu'un qui ne le sait pas (donc pour à peu près tout le monde), Alexya passera facilement pour un imbécile heureux mégalo et qui plus est assez difficilement supportable étant donné son goût prononcé pour énerver le monde (bien que le terme ne convienne pas tout à fait mais... soyons poli Very Happy). Blagues idiotes et taquineries sont un de ses passe-temps favori lorsqu'il se trouve en présence de quelqu'un d'autre. Immature, paresseux, enfant gâté... Autant de qualificatifs qui semblent coller parfaitement à sa personne. Pourtant, et l'on s'en doutera bien étant donné son passé, et son futur, tout ceci n'est guère plus qu'une apparence, un masque... Restent toujours les même problèmes, sous-jacents. La peur et le refus de sa mort imminente, le désir de laisser une trace, de ne pas être oublié. C'est tout cela qui se reflète dans son comportement. Si il fait semblant d'être paresseux, ce n'est pas parce qu'il l'est vraiment... C'est qu'il ne peut réellement pas faire d'efforts. Et ne parlant jamais à personne de ses problèmes de santé, c'est ainsi qu'il les cache. Quand quelqu'un remarque quelque chose, il élude toute question sur le sujet, voire devient irritable, froid, et peut même aller jusqu'à s'énerver, inexplicablement pour les autres. Qu'il paraisse simple et sympathique, ou détestable (les deux sont possibles avec lui...), quand on le connait mieux on se rend vite compte qu'il est bien plus complexe qu'il n'en à l'air, et qu'il n'est pas si expansif que cela... Et que si il peut avoir l'air d'une vraie teigne, il cache en réalité là dessous nombre de problèmes, de blocages (dûs à sa maladie, mais aussi à son manque de contacts sociaux pendant les 14 premières années de sa vie) et cerise sur le gâteau, un coeur d'or (qui s'ignore, il est vrai). Il ne parle jamais de lui, les relations qu'il noue avec les autres restent volontairement superficielles. Il va même jusqu'à faire en sortes d'éviter qu'on s'attache à lui: à quoi bon vu qu'il est destiné à mourir bientôt? Autant ne pas causer des souffrances supplémentaires, et autant resté attaché à la vie aussi peu que possible, pour lui aussi c'est moins douloureux. Dès qu'on essaie de le lancer sur sa famille, il s'énerve (ou du moins l'air devient subitement lourd de tension...). Il ne supporte pas d'être traité ou consideré comme faible... Pour prouver que ce n'est pas le cas, il pourrait jusqu'à risquer sa vie bêtement. Il arrive aussi couramment qu'il ai du mal à cacher son malaise (physique bien sûr, mais aussi psychologique), il devient alors beaucoup plus sérieux, voire sombre... quelques fois on ne le reconnait plus. (Comme il lui arrive de s'excuser après une mauvaise blague qui aura blessé son destinataire... quoi qu'il fasse il a bon fond.) Fier de ses capacités en alchimie, il est du genre à crier sur tous les toîts qu'il sera bientôt alchimiste d'état, que cette distinction semble méliorative ou péjorative à son interlocuteur (pour lui c'est toujours la preuve de sa compétence...). Pour finir, Alexya n'a jamais pensé user de quelconque méthode égoiste qui puisse lui permettre de rallonger son temps de vie... Même si ce moyen lui était présenté sur un plateau, il refuserait net. Sa vie n'a pas a être privilegiée sur celle d'autrui.




Aime: Etre connu, être admiré, être felicité Cool... Faire des blagues idiotes voire vexantes (même si son goût pour ceci est en partie artificiel), l'alchimie aussi pendant qu'on y est, et pas grand chose à vrai dire. Ce qu'Alexya aime, c'est avant tout se départir des frustrations de son enfance.




N'aime pas: Les bijoux (ça lui rappelle un peu trop ses parents...), se trouver enfermé, être forcé à faire ce qu'il ne veut pas faire, nouer des relations (c'est plus une peur qu'un dégoût en ce cas), se confier, qu'on s'inquiète pour lui, son destin (forcément...), et... les chats ainsi que les produits laitiers Very Happy (ce n'est pas qu'il ne les aime pas en fait... c'est surtout qu'il est allergique).




Autre: Il est à noter qu'en alchimie, la spécialité d'Alexya consiste à manipuler la matière contenue dans l'air à divers usages (souvent discrets)... Parmi ceux qu'il utilise le plus couramment, les ondes électromagnétiques (lumineuses, pour les plus utiles) que l'alchimie lui permet de créer en touchant aux structures intra-atomiques, mais aussi certaines ondes mécaniques, en agitant la matière (l'air, le sol sur un rayon d'environ 10m) à force de changements rapide d'élément (le flux de proton intense fini par créer un mouvement oscillant - par réchauffer la partie agitée aussi-, ensuite l'onde se propage...). En mettant à profit le phénomène de résonance, cela peut l'air de rien ne pas rester si discret que cela... (encore faut-il en avoir envie). Outre cela encore deux choses: transmuter la matière présente dans l'air peut aussi permettre de créer certains gaz utiles, ou bien en le solidifiant de créer des différences de pression atmosphérique provoquant le déplacement de certaines masses d'air (en d'autre terme du vent).

Cela dit certains tours sont difficiles, être capable de créer une onde mécanique au sol ne signifie pas provoquer un tremblement de terre à 6 sur l'échelle de Richter (sans compter la limitation spatiale); être capable de déplacer des masses d'air ne signifie pas créer un ouragan... (je précise quand même hein XD)

Pour les transmutations d'ampleur modeste, pour les plus courantes, Alexya dispose de cartes sur lesquelles il a dessiné les quelques cercles de transmutation dont il a besoin, ce qui lui permet d'aller un peu plus rapidement. (pour les autres eh bien il fait comme tout le monde... *montre la craie*).
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MessageSujet: Re: Récupération depuis F-M-A   Dim 24 Sep - 14:37

Lilith a écrit:
/!\ AVERTISSEMENT /!\ : il y a des spoils dans l’histoire, à un moment donné, et il m’est difficile (voire impossible) de les enlever sans rendre le reste difficile à comprendre ! Si vous n’avez pas vu la fin de l’animé (surtout la fin de l’animé) ou le film, et si vous ne voulez pas vous gâcher le plaisir, NE LISEZ PAS l’histoire !

(ou alors lisez mais ne vous en prenez pas à moi après, nan mais)


_________________


Nom : Norteman (faux nom)

Prénom : Julia (faux prénom)

Surnom : Lilith

Age : Environ 200 ans (26 ans en apparence)

Métier : Aucun


Histoire : Depuis quelques temps, dans la demeure abandonnée d’une ancienne alchimiste, s’est installée une étrange femme qui se fait appeler Julia Norteman. Personne ne sait qui elle est, d’où elle vient, et ce qu’elle souhaite. Les rumeurs prétendent simplement que parmi les personnes qui lui ont rendu visite, nombreuses sont celles qui ne sont jamais ressortis de la demeure...

Si vous souhaitez en savoir plus sur cette femme, il est nécessaire de connaître l’histoire de Julia Norteman. Cadette parmi trois soeurs, elle est issue d’une famille assez tranquille. Sans avoir vécu dans le luxe, elle eut une enfance heureuse, sans histoire. Son père était un alchimiste, sans être un expert en la matière, il était tout de même doué. Suffisamment doué pour être bien vu dans son village, et pour être admiré par sa fille, Julia, qui cherchera très tôt à apprendre l’alchimie. Elle réussit sa première transmutation à l’âge de huit ans, grâce aux conseils de son père. Puis elle ne cessa de s’améliorer, voulant en faire son métier.
Ce que Julia cherchait par dessus tout, c’était utiliser l’alchimie dans l’utile. Elle n’était pas comme tous ces fous qui voulaient imiter Dieu en créant des chimères, non, elle voulait utiliser l’alchimie pour aider ceux qui ne pouvaient l’utiliser. Réparer un bâtiment, aider une personne en danger, et caetera. Elle s’en était tenu à ça pratiquement toute sa vie. Puis, alors qu’elle avait dix-sept ans, ses parents eurent un accident alors qu’ils étaient partis acheter des provisions dans la ville voisine. Retrouvés morts plusieurs heures plus tard, Julia en était terriblement attristée.
Elle ne cessa de pleurer durant l’enterrement alors que ses sœurs, nonchalantes, se dirent que cela leur permettrait d’avoir "enfin la paix" et partirent plusieurs jours plus tard avec leurs fiancés respectifs. Julia resta seule à la maison, ayant perdu goût à l’alchimie, se rendant compte que même en le souhaitant, elle ne pouvait pas sauver des vies. Pas même celles qu’elle voulait réellement sauver. Deux ans plus tard, en rangeant la bibliothèque de son père, elle tomba par hasard sur un livre qui faisait référence à la transmutation humaine. La tentation était grande...
En effet, si Julia parvenait à créer deux corps humains et à lier les âmes de ses défunts parents dans chacun des deux corps, c’est comme si ses parents n’étaient jamais partis. Et cela lui permettrait de réellement sauver des vies. Alors elle se mit en route pour trouver les ingrédients, assez communs : de l’eau, du carbone, du sel... tout était fin prêt, et elle prépara tout dans un récipient chez elle, prêt à réaliser l’expérience. Mais alors qu’elle vérifia encore une fois la liste des ingrédients nécessaires, de peur de s’être trompée, elle découvrit sur son livre que la transmutation humaine était interdite.
Hésitante, Julia réfléchit à ce que cela pouvait signifier. Est-ce parce que cela va à l’encontre du cycle de la vie ? Parce que cette transmutation est à la portée de tous ? Parce qu’elle n’a jamais réussi ? Parce que la résurrection est, malgré tout, une chose impossible à accomplir ? Elle préféra rester prudente et, de peur de faire davantage de mal à ses parents en faisant cela, elle préféra ne pas tenter l’expérience. Mais elle était toujours curieuse de voir si cela pourrait marcher. Finalement, elle partit de chez elle sans prévenir, afin de fuir le passé. Elle emporta néanmoins le livre avec elle, au cas où...
Plusieurs années plus tard, elle devint une alchimiste reconnue dans le monde, voyageant pour aider autrui. Elle ne demandait pas grand chose, seulement de quoi manger et dormir. Elle ne cherchait pas à vivre dans le luxe, mais aider les autres lui permettrait d’oublier le drame qu’elle n’a pas pu éviter. Elle eut sa petite réputation, assez modeste tout de même, tandis que le temps passait. Alors qu’elle avait fêté ses vingt-quatre ans, elle s’installa dans un village ishbale. En fait, elle s’attacha à l’un des habitants, et voulut rester avec lui, ce qui lui permettrait par ailleurs de tirer définitivement un trait avec le passé.
Bien qu’athée, elle fut bien accueillie. Du moins, pour la plupart des villageois, certains la considérant comme une étrangère qui n’avait rien à faire avec eux. Elle eut une vie plutôt calme et tout se déroula bien pendant deux ans. Elle abandonna l’alchimie, temporairement, prévoyant de partir avec son fiancé après que celui-ci ait accepté le fait qu’elle soit alchimiste. Aussi, elle essaya de lui expliquer en quoi ça consistait, afin qu’il comprenne que ce qu’elle fait n’est pas mauvais et qu’elle ne fait pas "des créations de Dieu des objets du Diable" comme le prétendaient les ishbales.
Bien sûr, il était le seul ici au courant qu’elle était alchimiste. Mais cela ne dura pas longtemps. Peu de temps après qu’ils décidèrent de partir, un drame se produisit : un séisme provoqua la destruction d’un bâtiment abandonné depuis des années et en piteux état. Le bâtiment était inhabitée mais une enfant jouait juste à côté. Julia eut juste le temps de tracer un cercle de transmutation et d’utiliser l’alchimie pour que le sol crée un mur en pente pour la couvrir. Hélas, elle fit ça par réflexe, sans se douter de la réaction des autres... au lieu de la remercier, ils se mirent à la haïr.
"La Sorcière" était le nom qu’on lui donna, pratiquement tous les ishbales du village, à l’exception d’une petite poignée et du fiancé bien sûr. Julia s’était enfermée dans sa demeure, et cela pendant plusieurs jours. Personne ne sait ce qu’elle fit pendant ces jours, mais certaines mauvaises langues ont supposé le fait qu’elle allait utiliser un rituel pour détruire le village, comme elle a "manipulé" le sol. C’est ainsi que la nuit suivante, torche à la main, ils ont été nombreux à préparer le bûcher de "la Sorcière" dont ils allaient brûler la demeure, prétendant mettre fin au démon ainsi.
Mais cela ne fut pas nécessaire : Julia fut retrouvée dans la demeure, à terre, raide morte. Sa gorge était ouverte, et un couteau ensanglantée se trouvait dans sa main. Elle s’était suicidée, en ayant eu assez. Les villageois n’ont pas attendu longtemps avant de jeter la défunte dans le désert, sans prendre le soin de l’enterrer. Le petit ami de Julia le fit à leur place, ne pouvant se résoudre à sa mort. En essayant de récupérer tout ce qui n’avait pas brûlé dans la demeure, il tomba par le plus grand des hasards sur le livre traitant de la transmutation humaine. C’est là que tout se compliqua...

En effet, si Julia Norteman était morte sans laisser de trace, l’histoire aurait pu reprendre son cours. Mais son fiancé avait appris certaines bases de l’alchimie venant d’elle, il savait où était sa demeure, et il avait le livre pour savoir comment faire une transmutation humaine. Interdite ? L’alchimie elle-même l’était pour lui et son peuple, pourquoi ce simple mot l’arrêterait ? Il perfectionna sa maîtrise de l’alchimie au fil du temps. Il s’entraîna pendant deux années, chaque jour qui passait augmentait toujours plus la douleur qu’il ressentait, et la folie qui l’avalait.
Le grand jour était arrivé ! Il entra dans la demeure abandonnée des Norteman, et y trouva tout les ingrédients nécessaires. Ou presque. Il rajouta le sang nécessaire, et commença à tracer le cercle de transmutation. L’expérience allait pouvoir se dérouler. Mais alors que la pièce entière sombra dans l’obscurité, l’ishbale se retrouva face à une porte gigantesque. Celle-ci s’ouvrit, et en ayant pu voir ce qu’il y avait derrière, il espérait alors que cela était un bon présage. Du moins, ça l’aurait été, si des créatures noires sans substance ne lui avaient pas arraché la langue...
L’ishbale était alors muet, c’était le prix à payer pour avoir tenté une transmutation humaine. Mais cela, il l’avait ignoré. Et, la bouche en sang, il se tourna vers le résultat de son expérience. Et plus que tout, à ce moment-là, il aurait voulu crier aussi fort qu’il le pouvait, il aurait souhaité qu’on lui vole les yeux, pour ne pas voir l’horreur qu’il venait de créer : un tas de chair immonde, sans aucune substance, qui n’a rien d’humain. Perdant la raison, l’ishbale préféra s’enfuir face à la créature plutôt que de comprendre ce qui n’avait pas marché.
C’est cette créature qui nous intéresse. Certes, elle ne ressemblait à rien et ne semblait être qu’une erreur de la nature, à bien la regarder. Cependant, elle était vivante. Elle remuait, respirait. Elle avait pu voir une silhouette l’observer avant de s’en aller. Elle essaya de se déplacer, et rampa. La faim qu’elle ressentait alors était indescriptible. Pendant une durée qu’elle-même ne pouvait déterminer, elle demeura seule, à la recherche de nourriture. A la recherche de quelqu’un. Et ce quelqu’un arriva enfin. Une dame s’approcha de la créature, d’abord craintive. Elle lui tendit la main pleine de sortes de cailloux rouges.

"Mange !"

Ce que la créature fit sans tarder. Manger ces pierres rouges lui redonnait des forces, mais cela n’était pas suffisant pour elle. La fin était intense, elle avait besoin de plus de pierres. Encore plus. Mais la dame avait de quoi lui en donner. Et jour après jour, à force de manger de ces pierres, elle commençait à grandir. Son corps se changea, peu à peu. Finalement, elle grandit suffisamment pour acquérir une forme totalement humaine. Elle avait vite grandi, mais c’est surtout grâce à sa faim intense : plus elle avait de pierres rouges, plus elle en désirait. Elle en avait pris plus qu’il en était nécessaire, finalement.
C’est alors que la dame qui l’avait recueillie lui expliqua tout ce que la créature devait savoir. Tout d’abord, la dame se nommait Dante, et elle avait visiblement pour unique but d’aider les êtres comme elle et de les élever à la place des êtres humains qui avaient eu l’audace de les créer. Ces êtres sont les homonculus, la créature en faisait parti. Chacun est né ou naîtra du péché, et incarnera le péché. Remarquant une marque représentant un Ouroboros entourant un pentacle sur la langue de la créature, Dante sourit.

"Gluttony... tu seras Gluttony."

Gluttony, la gourmandise, la gloutonnerie. Tel était alors son nom. Dante jura de la nourrir tant qu’elle lui obéirait. La créature fut d’accord. Elle fut habituée ensuite à d’autres nourritures que les pierres rouges, sans doute pour éviter de gaspiller inutilement celles qu’il restait. Elle l’invita à un véritable festin avec de la viande bien saignante et du vin rouge. Dante réussit à lui mettre en tête que la viande était celle d’un humain et le vin, du sang. Gluttony, comme son nom l’indiquait, en voulait toujours plus.
Ainsi, pendant près de cinquante ans, elle eut pour rôle d’accomplir les tâches imposées par Dante tout en étant accompagnée par Envy, un homonculus bien plus ancien qu’elle, doté du pouvoir de métamorphose. Sans doute ce dernier influença la créature, qui en vient à considérer les humains comme de simples animaux, d’éventuels plats de résistance. Elle ne connaissait pas le véritable but de Dante, mais elle continuait de lui obéir. Gluttony dévorait tous les humains qu’on voulait bien lui donner.
Ca aurait continué ainsi si Dante n’avait pas envoyé Gluttony se charger, seule, de dévorer un vieil homme qui étudiait l’alchimie et de retrouver des informations qui l’intéressaient. Le vieil homme était dans une maison isolée, son mutisme l’ayant écarté du reste du monde. Alors que Gluttony le rencontra pour lui poser des questions, elle avait l’impression de l’avoir déjà rencontré : c’était un ishbale, la peau mâte et les yeux rouges permettant de l’identifier. Cet homme, lui, semblait clairement reconnaître Gluttony. Il lui communiqua en écrivant sur un papier, lui demanda s’ils ne se connaissaient pas, mais l’homonculus le nia.
Finalement à bout de patience, il lui demanda s’il savait quelque chose à propos des informations qu’elle cherchait. Ce fut le cas. Le vieil homme était mourant et il n’avait plus personne à qui confier son savoir, étant un ishbale ayant pratiqué l’alchimie, il s’était exilé de lui même. Son unique amour a été perdu, et l’homonculus lui rappelait fortement cette femme qu’il a aimée. Il lui remit des parchemins concernant des aspects de l’alchimie qu’il avait pu étudier, mêlées aux informations qu’il a pu découvrir en ouvrant la "porte" lors de la transmutation humain ratée. Ainsi qu’un testament que Gluttony se mit à lire aussitôt, curieuse.
Il était précisé qu’il avait tenté une transmutation humaine pour sauver la femme qu’il aimait et qu’il avait échoué. Il avait essayé d’en apprendre plus sur la pierre philosophale, prétendue être le rêve absolu des alchimistes. La pierre philosophale... c’est de ça que Dante lui avait demandé des informations. Gluttony ne savait pas de quoi il s’agissait au début, mais ces informations intriguaient l’homonculus. Alors qu’elle avait fini de lire le testament, elle remarqua l’homme, qui venait de s’endormir pour toujours. Etrangement, elle ne parvint pas à le dévorer, et préféra le laisser.


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MessageSujet: Re: Récupération depuis F-M-A   Dim 24 Sep - 14:38

Lilith a écrit:
Le nom de "Julia Norteman" qu’elle avait vu sur le testament fut pour elle un choc. Elle eut l’impression de retrouver la mémoire, une mémoire de ce qui avait pu se passer avant cette nuit, où elle a rampé à la recherche de nourriture. Elle savait désormais qui était le vieil homme : la silhouette qu’elle avait aperçu cette même nuit. Elle comprit qu’elle était le résultat de ce qu’il appelle "la transmutation humaine" et que c’est cet homme qui l’a créée. Pour elle, être humaine ou pas lui importait peu, mais la pierre philosophale commençait à l’intriguer.
C’est pour cela qu’elle ne dévoila pas le fruit de ses recherches à Dante et qu’elle se mit à agir seule, afin de comprendre pourquoi les humains convoitaient tant la pierre philosophale. Pour créer l’homonculus parfait ? Pour créer une autre créature comme eux ? Pour en devenir une ? Gluttony voulait comprendre ce qui se cachait derrière tout ça, et peut-être utiliser la pierre à son propre profit. Mais plus le temps passait, et plus Dante commençait à se douter de quelque chose. Elle chargea alors Envy de la mettre hors d’état de nuire...
Dante put parler seule à seule avec elle, et lui révéla la vérité. Elle voulait se servir des homonculi en tant que pions pour obtenir la pierre philosophale pour elle seule. Elle avait pour ambition de l’utiliser pour devenir immortelle, les pierres rouges ne lui suffisant pas, en ayant toujours plus besoin. Et le rôle de Gluttony était de manger la pierre philosophale elle-même. Mais maintenant qu’elle avait eu l’intention de faire ce que bon lui semblait, elle ne serait plus vraiment utile pour Dante. D’autant qu’elle pouvait très bien créer un autre Gluttony pour la remplacer.
Ce qu’elle se prépara à faire. Contrairement à Greed, elle ne comptait pas sceller Gluttony d’une part parce qu’elle n’était pas en possession des ossements de Julia Norteman, d’autre part que cela ne lui empêcherait pas de lui désobéir une fois "descellée" au cas où Dante aurait besoin d’elle. Mais elle pensa à préserver le corps, histoire de ne pas gaspiller les pierres rouges utilisées et pour s’en approprier au cas où les choses tourneraient mal. Mais le corps de Gluttony n’étant pas tout à fait humain, elle finit par ne pas s’y risquer, laissa le corps dans la cité engloutie, et l’oublia.
C’est alors que fut créé le second Gluttony, à partir du péché que la première possédait en elle. Pour le plus grand bonheur de Dante, ce Gluttony était le parfait opposé à la première : peu lucide, naïf, facilement manipulable, bref (n’ayons pas peur des mots) stupide. Le pantin idéal. D’autant que ce Gluttony mangeait véritablement de n’importe quoi, sa salive acide l’y aidant, il était l’homonculus parfait pour se débarrasser des preuves. Son manque d’intelligence ne lui permettrait pas de se retourner contre Dante, et celle-ci pouvait s’en réjouir. La première Gluttony, elle, a passé plus d’un siècle sans âme. Un corps sans vie.
Malheureusement pour Dante, les choses ne se passèrent pas tout à fait comme prévu, cela par l’intervention de deux frères : Edward et Alphonse Elric. Ce dernier, dont l’âme est affixée à une armure, a fini après bien des péripéties à devenir la pierre philosophale elle-même, l’armure lui servant de corps ayant absorbé l’énergie vitale de nombreuses personnes qui ont été sacrifiées. Envy mettra la main sur lui, et Dante sera alors en possession de la pierre philosophale. Alphonse sans défense, et Edward fraîchement assassiné par Envy peu de temps après, tout se déroulait selon les plans de la manipulatrice.
Mais il y avait un problème, et ce problème venait de Gluttony. En effet, malgré son manque d’humanité et d’intelligence, il avait fini par s’attacher à l’homonculus représentant la luxure, Lust. Celle-ci ayant été tuée il y a peu de temps, le glouton était perturbé à tel point qu’il en avait perdu l’appétit. Or, il ne lui restait plus qu’à dévorer la pierre philosophale, Alphonse. Dante fut exaspérée, ayant ni l’envie ni le temps de créer un nouvel homonculus.
Elle fit alors quelque chose qu’elle allait regretter : activer définitivement Gluttony à partir de la marque sur sa langue, libérant ainsi le péché de la gourmandise en lui. Gluttony perdit le peu de conscience qui lui restait, et il devint alors une créature prêt à tout dévorer sur son passage. Il allait dévorer Alphonse mais ce dernier ne lui en laissa pas la possibilité : il se servit de son propre corps, en tant que pierre philosophale, pour faire revivre son frère Edward. Cela eut pour conséquence la perte de la pierre philosophale...
Rageant d’avoir échoué aussi près du but, Dante prit la fuite, son dernier corps pourrissant de plus en plus. Alors qu’elle chercha une autre solution, elle se rendit compte que Gluttony l’avait suivie. Celui-ci n’avait vraiment plus que le désir de manger en tête, à tel point qu’il voulait dévorer sa propre maîtresse. A l’issu d’un combat qui s’ensuivit entre eux deux, tous deux disparurent sans laisser plus de trace. Il faudra revenir deux ans plus tard pour se faire une idée de ce qu’il s’est passé...
Alphonse, ayant alors retrouvé son corps d’origine , cherche à ouvrir la fameuse "porte" que son frère Edward a traversé. Accompagné de Wrath, l’un des derniers homonculus, il descend à la cité souterraine alors dévastée. C’est alors là qu’ils retrouvent Gluttony, du moins, ce qui "était" Gluttony. Directement ou non, Dante en a fait un monstre plus proche de l’hydre qu’autre chose. Sa rage et son appétit ne sont pas calmés, bien au contraire...
Un combat s’en suivit alors entre l’immondice et Wrath, qui réussira à bloquer son adversaire afin qu’Alphonse les transmute et ouvre la porte. Ce qu’il fit. En fait, cet action avait aussi pour effet d’éliminer définitivement les deux homonculus. Wrath s’en retourna à la porte, mais pour Gluttony, cela ne se passa pas tout à fait pareil. En fait, sa "mort" a eu pour effet de libérer définitivement l’âme de l’homonculus, mais au lieu de s’en retourner à la porte comme pour Wrath, l’âme -ou plutôt le péché composant l’âme- rejoignit son ancien hôte.
Le corps de la première Gluttony se réanima alors, heureusement épargnée par le massacre de son "successeur". Cela ne se passa pas tout de suite, il lui fallut un certain temps. Des jours, des mois, des années peut-être. Toujours est-il que cette Gluttony se réveilla enfin. Un réveil difficile d’ailleurs, ses souvenirs emmêlés et son esprit un peu perturbé. Mais elle finit par reprendre connaissance et chercha tout d’abord à se renseigner sur ce qu’il s’était passé. Ne retrouvant aucun homonculus, ni même Dante, elle finit par découvrir que cette dernière n’est plus que de l’histoire ancienne. Dévorée par Gluttony, disparue, qui sait ? Cela réjouissait l’homonculus en tout cas. Aussi, chercha-t-elle à savoir ce qu’il s’était passé durant tout ce temps.
Tout se ramenait plus ou moins à cette fameuse pierre philosophale qui l’intriguait et qui a poussé Dante à la remplacer. Apprenant les pouvoirs que cette pierre pourrait permettre, elle se dit que s’en emparer lui permettrait d’avoir une énorme influence. Les humains convoitent la pierre, si elle réussissait à l’obtenir, les humains seraient à ses pieds. Autant de délicieux repas pour elle... car après avoir "dormi" plus d’un siècle, la faim de l’homonculus était presque insupportable.
C’est ainsi que cette homonculus, après s’être donné le pseudonyme de "Lilith" et avoir usurpé le nom de l’humaine qui lui a servi de modèle, elle s’installa dans l’ancienne demeure de Dante afin d’y faire des recherches. Et accessoirement, d’y attirer des humains et de s’en servir soit pour ses projets, soit sur son assiette. Elle prévoyait aussi de rechercher d’autres homonculus, pour leur révéler leur véritable nature, et former un groupe qui lutterait alors contre les humains. Du moins, selon ses plans...



Description physique : D’apparence, Lilith semble être une être humaine tout à fait normale, certes plutôt jolie, âgée d’environ vingt-cinq ans. Faisant dans les cent soixante-dix centimètres de haut, elle n’est pas corpulente sans pour autant être véritablement maigre. Plutôt fragile en apparence, on ne remarque pas de muscles rouler sous sa peau. Son visage adulte est dépourvue de rides et de cicatrices, de même que le reste de son corps. Sa peau, sans être véritablement pâle, est extrêmement claire. Proche à la fois du blanc et du rose, comme si elle rougissait et palissait à la fois. Son nez est court, discret, et ses deux lèvres fines ont toujours une teinte rougeâtre.
Ses cheveux sont bien longs, bien lisses, et du noir le plus intense qu’il soit. Ils coulent sur les deux côtés de son visage. Ils atteignent le niveau de la poitrine devant elle, et celui des hanches derrière elle. Elle les attache assez rarement, préférant les laisser couler. Ensuite, ses deux yeux ont la couleur du sang, un rouge sombre et profond. On dirait presque les deux yeux d’un ishbale.
Maintenant, rajoutons une petite précision : cette femme est en faite une homonculus. Vous pouvez très vite vous en rendre compte si elle vous tire la langue : sa marque d’Ouroboros se situe dessus. Mais il est également possible de le supposer à l’expression souvent reflétée par son visage. En effet, si Lilith est soit souriante soit froide la plupart du temps, il arrive que la folie se lise sur son visage : une lueur de démence dans les yeux et un sourire angoissant, et vous avez face à vous la gloutonnerie elle-même, et pas à l’état le plus pur qu’il soit. Aussi, même si Lilith paraît faible à première vue, elle a hérité de l’agilité et de la force des homonculus. Sans être d’une puissance colossale, elle demeure plus dangereuse qu’une simple humaine.
Concernant ses habitudes vestimentaires, sa tenue favorite est essentiellement noire, comme celle de la plupart des homonculus. Il s’agit essentiellement d’une robe longue, se traînant par terre même quand Lilith est debout. Fendue en un V jusqu’au niveau du nombril, elle dévoile une partie du torse sans que cela soit indécent. Ses épaules sont dénudées mais ses bras sont couverts par deux manches longues.



Caractère : Comme tout homonculus qui se respecte, Lilith symbolise l’un des sept péchés capitaux. Ici, c’est la gourmandise qui sera pris en compte. Comme souvent chez les homonculus, Lilith peut être désactivé ou activé, ce qui peux faire varier son caractère... et son appétit ! Elle a déjà été désactivé, à plusieurs courtes reprises, mais elle est généralement activé partiellement. Elle n’a jamais été totalement activée, ce qui n’est pas plus mal pour nous...

Désactivé : On ne peux pas dire que Lilith soit véritablement taciturne à ce stade-là, mais elle n’en reste pas moins froide. Extrêmement calme, il est difficile de deviner qu’elle a hérité du péché de la gourmandise. Non pas qu’elle ne ressent pas la faim, même si elle est moins importante que quand elle est activée, mais ce qui est sûr, c’est qu’elle a très peu d’appétit. Elle restera facilement insensible même face à un délicieux festin. Elle paraît surtout découragée, et sans être dépressive, elle recherche la solitude. On dirait presque qu’elle cherche alors à se laisser mourir de faim. Disons surtout qu’elle est trop perturbée pour pouvoir manger ce que bon lui semble.

Activé partiellement : C’est la personnalité qui caractérise le plus ce personnage. Généralement souriante, Lilith passe tout d’abord pour une personne aimable, généreuse, polie, serviable. Bref, une compagnie idéale ! Mais vous découvrirez bien vite (ou non) sa véritable personnalité : celle d’une femme ne pouvant résister à un repas de roi, notamment quand il y a de la viande en guise de nourriture, et du vin (ou un autre liquide rougeâtre...) en guise de boisson. Mais ce qui rend Lilith dangereuse, c’est le fait qu’elle apprécie plus que tout ce que mangent les cannibales, et ce que boivent les vampires. En l’occurrence, tout ce qui compose un être humain. Mais la désigner comme étant une cannibale ou une vampire serait une erreur : elle ne se nourrit d’humains que pour son plaisir, et non pour sa survie. Mais plutôt que de dévorer bêtement tous les humains qui lui passent sous le nez, elle préfère attendre pour attraper la plus grosse prise possible. Plutôt que d’attraper un humain en quelques heures, elle préfère mettre au point un plan lui permettant d’attraper tout un village en moins d’une semaine. On la voit rarement (mais pas jamais) crier ou s’énerver, gardant généralement son calme et son sourire froid. Mais plus que tout, bien qu’agissant surtout pour son plaisir personnel, Lilith n’en demeure pas moins une femme réfléchie qui n’agit que parce que ça lui facilitera la vie. Elle n’est pas du genre à foncer tête baissée, mais cela ne l’empêche pas d’utiliser excessivement tous les moyens qui sont à sa disposition.

Activé : Activer Lilith, c’est donner vie à un monstre extrêmement dangereux. Arrivée à ce stade, elle est alors l’incarnation de la gloutonnerie : de deux grands yeux vides d’expression, elle vous observera longuement, souriant à pleines dents et bavant abondamment, avant de se jeter sur vous pour vous dévorer. Dans ce cas-là, manger n’est plus un simple désir, mais une véritable obsession. La faim que ressent Lilith devient alors une souffrance intérieure que l’homonculus ne peux supporter. Elle espère alors calmer cette souffrance en dévorant des quantités excessives de nourriture. Contrairement à son stade précédent, elle n’attend plus le moment opportun pour manger ses proies, elle est prête à se jeter sur toutes celles qui lui passent sous la main. Ni émotive, ni réfléchie sous cette forme, elle n’utilise sa langue que pour goûter ses victimes avec de les dévorer avec une férocité sans précédent.



Aime : Ayant hérité du péché de la gourmandise, Lilith aime plus que tout la bonne chair. Essentiellement carnivore, elle ne se nourrit que de viande, et plutôt crue que cuite, pour pouvoir digérer plus rapidement. Cela serait simple si elle ne se nourrissait pas principalement de viande humaine. En dehors de son alimentation, elle semble apprécier son statut d’homonculus, ce qui fait qu’elle a tendance à bien mieux traiter les "siens" que les humains. Mais sinon, il est difficile de savoir ce que cette homonculus apprécie.

N'aime pas : Outre leur chair et leur sang, on ne peux pas dire que Lilith tient les humains en haute estime. Elle les traite simplement comme des animaux dont la place dans la chaîne alimentaire se situe juste devant la sienne. Difficile cependant d’affirmer si cette "vision" est due à la haine qu’elle porte envers les responsables de son état (autant celui qui l’a créée que celle qui l’a manipulée) ou simplement à son péché. Et du point de vue alimentaire, elle n’a pas l’air de beaucoup apprécier tout ce qui est peu (voire pas) comestible. En outre, si vous êtes une âme affixée à une armure de métal, vous ne risquerez pas d’être dévoré par Lilith.




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MessageSujet: Re: Récupération depuis F-M-A   Dim 24 Sep - 14:38

Lilith a écrit:
Autre : Etant une homonculus, Lilith possède un pouvoir qui lui est propre, si on peut appeler ça comme ça. Ses ongles rouges sont extrêmement tranchants, comme des griffes. Ils sont non seulement capables de trancher la chair et le squelette d’un humain, mais aussi des matériaux solides. De plus, ces ongles -plus comparables à des griffes- sont aussi extrêmement résistants, ce qui fait que vous n’entendrez jamais Lilith se plaindre parce qu’elle s’est cassée un ongle. Sa dentition possède les mêmes propriétés que ses ongles : résistante et tranchante. Par ailleurs, ses dents sont plus aiguisées que celles d’un humain. Mais on ignore encore quelle est la véritable "composition" de ces ongles et dents.
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MessageSujet: Re: Récupération depuis F-M-A   Dim 24 Sep - 14:42

Citation:
Humain: Fiche détaillée


Vous souhaitez jouer un humain? Soit. Ci-dessous quelques rappels à prendre en compte sans faute afin que votre fiche soit acceptée. (Attention, ces informations sont certes pour la plupart tirées de l'anime, certaines cependant relatent des faits s'étant déroulés bien plus tard, et qui vous sont donc inconnus... Il vous est conseillé de lire l'intégralité de ce texte pour vous assurer de ne pas faire d'erreur lors de la rédaction de votre fiche, ce qui serait dommage, d'autant que cela peut être facilement évité...)

Exigences: On ne vous demandera pas un niveau de rp énorme pour pouvoir incarner un être humain... Suivez et respectez juste ce qui est dit dans cette fiche, soyez cohérents, originaux si possible, et surtout, remarque qui certes est bonne pour tous, de l'humain à l'homonculus, évitez le grosbillisme ou du genre, et nous nous entendrons :]...

Généralités: Que dire sur les humains... Pas grand chose en fin de compte Very Happy Ce sont des gens comme vous, comme moi, pouvant certes avoir des couleurs de cheveux et d'yeux quelque peu farfelues, et étant capables d'utiliser l'alchimie, mais à part ces deux détails identiques sur tout point à l'humain de base que chacun connait. L'humain vit, l'humain mange, l'humain dort, l'humain meurt, possède une moyenne de 80 ans d'espérance de vie... Bon il vous en faut plus? Surprised Ah oui aussi... L'humain ne possède pas de pouvoirs bizarroides à l'exception de l'alchimie... Donc pas de choses bizarres dans vos descriptions et background, sauf si les dites choses bizarres ont rapport avec l'alchimie et sont dûment justifiées... Si votre humain est un ishbale, voir un peu plus bas...


Les ishbales:

- Spécificités: Sur le plan physique, on distingue un ishbale d'un humain de base par ses couleurs de cheveux, d'yeux, et de peau. Donc si vous souhaitez faire un ishbale complet, vous n'aurez pas trop le choix... Cheveux foncés, yeux rouges, peau mate, point.

- Us et coutumes: La cité d'Ishbal, détruite lors de la terrible guerre de l'Est, commence peu à peu à reprendre vie, après une longue période de désolation. Les tragiques évenements s'étant déroulés il y a 45 ans de cela n'ont pas aidé à accelerer sa reconstruction... Cela dit si beaucoup d'ishbales vivent encore en petits groupes, dans des camps de réfugiés, un certain nombre a regagné la ville, et s'active maintenant à la remettre en état, cela depuis une vingtaine d'années, et bien que les travaux soient plutôt lents... Actuellement, l'Ishbal habitable et habitée fait la taille d'un gros bourg. Tout autour, les décombres. Revenons sur les croyances du peuple ishbale. Les ishbales possèdent leur propre religion, monothéiste. Cette religion proclame donc l'entité "Ishbala" seul et unique dieu règnant sur terre, et rejette l'alchimie, la considérant comme pratique diabolique, allant à l'encontre des préceptes de Dieu. Objectivement, on peut considérer étant donnée l'influence de la religion ishbale sur les esprits, et l'ampleur, la gravité des actes que cette croyance peut engendrer (pouvant aller jusqu'aux meurtres, lynchages publics et etc), que cette dernière plus qu'une simple religion est devenue un fanatisme.

A moins d'avoir été élevé dans une famille qui n'a rien avoir avec les ishbales, qu'il ait grandi dans un clan ou au sein de la nouvelle Ishbal, votre personnage ishbale d'une manière ou d'une autre ne peut qu'avoir été marqué par cette religion, et les dogmes qui lui ont été imposés dès l'enfance... Cela doit dont figurer dans votre fiche de personnage sans faute.











Homonculus: Fiche détaillée


Vous souhaitez jouer un homonculus? Soit. Ci-dessous les informations nécéssaires pour ce faire, analysées dans le détail. (Attention, ces informations ne respectant pas intégralement l'anime, ou plus justement complètant les informations qui n'y sont que succintement données, la lecture de ce texte ne vous sera pas inutile, cela même si vous connaissez l'anime sur le bout des doigts...)

Exigences: Attention accrochez vous bien :] l'homonculus est l'un des plus gros rôles (si ce n'est le plus gros) que vous puissiez décrocher sur f-m-a. Les homonculus sont limités à 7, sont l'incarnation même d'un péché capital, ont des capacités (régénération et pouvoir propre) de haut (voire de très haut) niveau, et qui plus est ont par définition une psychologie (très) complexe, voire (très) compliquée... Autant dire que le rôle ne sera pas laissé au premier joueur venu, et qu'il faudra faire des efforts pour la fiche de personnage...Cohérence, complétude, et bon niveau de français (je ne dis pas que est bon en français qui le veut, mais désolée, c'est important, même si cela limite l'accès aux places de manière qui pourra sembler injuste...) seront un minimum à présenter. Description physique: minimum de 7 lignes, description psychologique, minimum de 10 lignes, background: minimum de 20 lignes. Bon. C'est pas la mort, et faut pas oublier qu'incarner un personnage tel qu'un homonculus vous donnera de nombreux avantages... On peut donc considérer cela comme un privilège. A bon entendeur, salut :].



Définition, généralités:Une transmutation humaine, ratée. Bien sûr. Aucune n'a jamais aboutie. Un amas de chair palpitante en tant que résultat. Cet amas de chair, aussi laid et informe soit-il c'est l'homonculus. En se nourrissant de pierre rouge, l'homonculus peut retrouver forme humaine, mais ne nous attardons pas sur les détails de la naissance de cette étrange créature... Voyons plutôt en quoi celle-ci est différente d'un être humain, les points communs qui la lient à l'humain qu'on a voulu recréer par l'alchimie, et ce qui la distingue de cet humain, ce qui fait qu'elle n'est pas lui.

L'homonculus possède un esprit, mais pas d'âme. C'est cette lacune qui le différencie de l'être humain, du moins d'un point de vue spirituel. De plus, l'esprit inseré dans l'homonculus au cours de la transmutation humaine n'est pas celui de l'humain qu'on a souhaité faire revivre, mais un esprit artificiellement créé par l'alchimiste un peu trop téméraire qui aura tenté la transmutation. Cela signifie que si même ayant retrouvé une apparence humaine l'homonculus est le sosie de l'être humain qu'on a voulu ressuciter, il n'en est qu'une copie pas tout à fait conforme, dont le corps n'est pas tout à fait humain, dont le "contenu spirituel" n'a rien à voir avec ce qu'il aurait du être si la transmutation avait été réussie. (Cela même si il est tout à fait possible que, fouillant dans son paquet de neurones disposés partiellement à l'instar de celui de l'humain décedé, l'homonculus puisse avoir l'impression de "retrouver la mémoire", de se souvenir de "sa" vie antérieure...).

L'homonculus d'un point de vue physiologique est différent de même... Ingérer des pierres rouges, outre le fait de reconstituer son corps incomplet après la naissance, lui permet d'acquérir une capacité de régénération hors norme: on pourra le tuer autant de fois qu'on voudra, l'homonculus ne mourra pas, ou plutôt "ressucitera", crachant les pierres rouges qu'il a en lui, jusqu'à ce qu'il n'en ai plus en stock... A ce moment seulement, on pourra le tuer pour de bon. L'homonculus ne vieillissant pas (et ici les pierres rouges n'y sont pour rien) on peut le considérer comme immortel. Enfin, chose qui sera abordée plus loin, le péché présent en lui lui confère un pouvoir propre, unique, qui pallie largement à son incapacité à utiliser l'alchimie...

Comment distinguer un homonculus d'un humain rien qu'à vue de nez? Difficile, en fait, à moins que soit exposée la marque que chaque homonculus possède comme tatouée sur son corps: la marque d'ouroboros. Physiquement, c'est le seul détail qui différencie l'homonculus de l'humain, à moins que ce dernier aie été activé irrémédiablement, que son péché aie été "débridé".


Substitut d'âme de l'homonculus et ses proprietés: Pour commencer, décomposons un être humain. Un corps lié à une âme humaine. Dans cette âme, un esprit. Soit l'esprit correspondant à l'alliance de conscience et de raison. Soit le reste de l'âme correspondant aux sentiments purement humains, au sens moral... ainsi qu'à l'essence spirituelle permettant à l'être vivant d'utiliser l'alchimie.

En tant qu'homonculus, la seule chose que la transmutation aura réussi à récréer sera l'esprit. Une âme incomplète, donc (ou plus ou moins incomplète, selon le caractère que vous souhaitez donner à votre personnage... Plus ou moins insensible; plus ou moins inhumain.). Cela dit, une âme incomplète ne suffit pas à faire vivre un corps. Elle est incapable de s'y attacher.

Comment un homonculus peut-il vivre alors sans son âme complète? Eh bien. Venant jouer le rôle de substitut à ce reste de l'âme manquant, le péché. Qu'est-ce exactement que ce péché? L'un des 7 péchés capitaux, son essence même, l'élément spirituel même, qui "stocké" dans la porte jusqu'à ce que la transmutation aie lieu vient se loger dans le corps de l'homonculus, en compagnie de son esprit, et lui permet ainsi de rester attaché à ses composantes spirituelles, et de vivre.

Un peu compliqué? Résumons en deux lignes:

âme humaine = esprit + reste de l'âme
substitut d'âme homonculus = esprit + essence d'un des 7 péchés capitaux.

On comprend donc en quoi l'homonculus est l'incarnation même de son péché. Il en possède la source en lui.

C'est ce péché, qui plus ou moins actif (et "excité" par l'ingestion de pierres rouges) provoque "l'activation" totale ou partielle de l'homonculus, prend le dessus plus ou moins sur son esprit, lui fait plus ou moins perdre conscience et raison ce jusqu'à n'incarner plus que le péché pur et bestial (cf. Gluttony dans Conqueror of Shambala, un très bon exemple Very Happy)


Recyclage spirituel de l'homonculus: Si l'on arrive à détacher le péché d'un homonculus de son corps, celui-ci retournera à l'état d'enveloppe charnelle vide, son esprit ne pouvant rester attaché à son corps. Autant dire qu'il n'aura plus rien d'un homonculus, si ce n'est la particularité de ne pas vieillir, de ne pas pourrir... Pourtant, le corps de l'homonculus est immortel. Son esprit en quelques sortes l'est aussi, ne pouvant rejoindre la porte qu'après la destruction de son enveloppe charnelle... Ainsi tant que l'ancien homonculus ne sera pas détruit physiquement, son esprit sera forcé à rester sur terre, plus ou moins attaché à son corps comme à une chaine spirituelle (c'est une image, bien sûr, traduisant l'attraction du corps sur l'esprit, comme un aimantage à distance...).

Lorsqu'un homonculus est tué, son esprit rejoint la porte. Son péché rejoint son hôte le plus récent (soit un corps inerte, soit la porte elle-même, lui permettant ainsi d'être "réutilisé"...).



Naissance et régénération: Nous ne nous attarderons pas trop sur les processus de naissance et régénération de l'homonculus: tout ou presque a déjà été dit. Cela dit, restent quelques points à aborder.

Premier point: selon les capacités, le talent de l'alchimiste ayant effectué la transmutation humaine, l'homonculus pourra être de départ plus ou moins réussi, ou plus ou moins raté... Du tas de chair sanguinolent et informe à la chose à peu près humaine (bien que difforme et inarticulée?), de l'esprit à peine renseigné quant au monde qui l'entoure à celui qui de départ est quasiment apte à vivre en societé... Les possibilités sont variées. Plus un homonculus sera physiquement réussi lors de la transmutation, moins il lui faudra le temps pour (re)trouver forme humaine, à l'aide des pierres rouges.

Second point: Un homonculus peut être plus ou moins sensible à l'effet des pierres rouges... Si l'homonculus assimile vite et bien la pierre, il sera plus rapide à adopter une forme humaine, et par la suite à se régénerer. (point noir: il "s'activera" aussi plus efficacement...).

Selon ces différents facteurs, du moment où on commencera à nourrir l'homonculus à la pierre rouge jusqu'à sa régénération complète, pourra passer de 3 jours à 3 semaines...

Dernière chose concernant la création d'un homonculus: Si les 7 péchés capitaux sont déjà incarnés, le résultat d'une transmutation humaine sera un corps inerte, sans vie, similaire au corps d'un homonculus auquel on aurait arraché son péché. On pourra lui donner une apparence humaine si on le souhaite à l'aide des pierres rouges, mais l'être (si l'on peut dire) créé ne sera jamais plus qu'une poupée de chair inanimée.



Pouvoirs et capacités: Outre ses capacités de régénération instantanée, l'homonculus possède un pouvoir propre, qui lui est conferé en fait par le péché contenu en lui... Ce pouvoir selon les corps avec lesquels il se synchronise peut prendre des formes tout à fait différentes... Ainsi ce n'est pas parce que l'ancien Envy avait le pouvoir de changer de forme à volonté que le nouveau aura forcément la même capacité... Attention tout de même au grosbillisme... Si vous choisissez un pouvoir particulièrement puissant, essayez tout de même de lui ajouter une contrainte...

L'homonculus, c'est déjà dit, ne peut pratiquer l'alchimie (on laissera le cas Wrath de côté pour plus de simplicité...), ne possédant pas la partie de l'âme humaine nécessaire pour ce faire.


Sceller un homonculus: Tuer un homonculus n'étant pas facile facile, on l'imagine, il existe un moyen de se simplifier la tâche. En scellant un homonculus, on peut facilement mettre fin à ses jours... Comment faire cependant pour sceller un homonculus? Eh bien, il "suffit" de le mettre en contact avec les ossements, du moins une partie du corps de l'être humain dont l'homonculus a hérité le physique... Le contact fait, l'homonculus ne peut plus bouger, est immobilisé... Et donc vulnérable. Pour le tuer, il ne reste plus qu'à tranquillement lui faire recracher ses pierres rouges (par l'alchimie ou autrement...) puis à l'achever, tout simplement... On constate que lors de la mort de l'homonculus, les ossements de son homologue humain fondent...



Activation irréversible: Un homonculus, en temps normal, peut être désactivé, activé partiellement, activé... Cela dit, il existe un stade au dessus de l'activation totale. En effet: outre sa fonction symbolique, la marque d'ouroboros apposée sur le corps des homonculus se trouve aussi être une sorte de sceau... Ce sceau permet de brider le péché contenu en l'homonculus, de manière à ce qu'il cohabite "pacifiquement" avec l'esprit de ce dernier... Le sceau brisé, le péché se déchainera, étouffant puis tuant l'esprit de l'homonculus, allant jusqu'à déformer son corps, du moins le rendre inhumain, allant jusqu'à transformer l'homonculus en la personnification pure du péché qu'il contient... Ce qui dans certains cas n'est pas bien beau à voir :] *ne citera rien de déjà cité*.


Dernière édition par le Dim 24 Sep - 14:46, édité 1 fois
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